
J’ai appris à me taire
Avant même de savoir parler.
Le monde était trop vaste,
Et moi, trop petite pour y prendre place.
Alors j’ai gardé mes rêves
Dans des coffres invisibles,
Et mes peines
Dans des chambres sans fenêtres.
Mais un jour, un sourire
A fissuré mes murs.
Un enfant, comme un soleil,
A posé sa lumière sur moi.
Depuis, je sais
Que même les histoires silencieuses
Ont des battements de cœur.
